Licenciement d'un avocat aux comportements racistes, sexistes et homophobes
Publié le :
12/03/2026
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Est justifié le licenciement d’un avocat salarié qui a multiplié les comportements racistes, sexistes et homophobes envers les autres salariés et qui a consulté de façon répétée des vidéos pornographiques au travail.Un avocat inscrit au barreau de Cologne a été engagé par la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie, en qualité de chef de service juridique et fiscal.Divers salariés ont signalé le comportement de cet avocat à l'employeur, dénonçant des propos outrageants à caractère sexiste, le plus souvent ou racistes et xénophobes.L'employeur a licencié l'avocat pour faute grave.
Dans un arrêt du 26 février 2026 (RG n° 22/07993), la cour d’appel de Paris confirme le jugement du conseil de prud'hommes de Paris du 26 août 2022 qui a dit le licenciement pour faute grave fondé.
L'enquête de l'employeur a révélé que les propos sexistes, sexuelles, racistes, homophobes et les comportements inappropriés de l'avocat ne se limitent pas à ses collaboratrices mais concernent également de nombreux autres salariés tant masculins que féminins qui ne travaillent pas dans le même service que le salarié problématique.La cour a retenu que les faits reprochés au salarié faisaient courir un danger pour la santé et la sécurité des autres collaborateurs de la société.
En outre, un constat d'huissier diligenté sur l'ordinateur professionnel du salarié a mis en évidence que 85 % des recherches Internet effectuées par l'avocat avaient pour objet la pornographie, avec une prédilection pour des scènes de viol et de torture et que la fréquence de ses recherches était quotidienne. Plus exactement il a été établi, qu'en l'espace de 15 mois, l'avocat avait effectué 1.386 recherches sur des sites pornographiques, sur 2.147 heures travaillées, soit une consultation de sites pornographiques toutes les 90 minutes.
Ces faits étaient suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail y compris pendant la durée du préavis.
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